mercredi 7 septembre 2011

"Lambeaux" de Charles JULIET


Résumé :
"Si sa mère n'avait pas sombré, qui aurait-il été, s'interroge l'écrivain Charles Juliet. Soucieux de leur rendre hommage, il reconstitue le parcours des deux femmes qui l'ont élevé. Aux prises avec une indéfectible angoisse existentielle, la première, celle qui lui a donné le jour, s'est absentée trop tôt de la réalité et est morte de faim pendant la Seconde Guerre mondiale, abandonnée dans un hôpital pour malades mentaux. La seconde, paysanne et mère de famille nombreuse, l'a élevé à l'égal de ses autres rejetons. En évoquant ces deux figures, celui dont la peur a ravagé l'enfance restitue à la fois "l'âpreté et l'austérité des vies qui mènent un incessant combat pour tenter de faire reculer la misère", et les événements qui ont forgé son identité d'écrivain. Un récit autobiographique émouvant." 

Citation :
"Mais quand l'esprit est rendu aveugle par ce qui le tourmente, l'oeil perd sa capacité de voir, et rien ne te pénètre de ce qui auparavant suscitait en toi de si vives émotions. Celui qui se bat contre lui-même, il est claquemuré dans sa solitude, et tu constates avec amertume que le spectacle de la nature ne peux rien t'apporter."

"Le facteur humain" de Graham GREENE


Résumé :
"Depuis l'époque où, jeune recrue, il était entré dans la « Boîte », il y avait de cela plus de trente ans, Castle prenait son déjeuner dans un pub situé derrière Saint James's Street, non loin du bureau. Si on lui avait demandé pourquoi, il eût répondu que c'était à cause de l'excellence des saucisses ; peut-être aurait-il préféré à la Watney une autre marque de bière amère, mais la qualité des saucisses l'emportait sur la bière. Il était toujours prêt à rendre compte de ses actes, même les plus innocents ; il était toujours aussi d'une grande ponctualité.
Une fuite est découverte dans un sous-département des services secrets britanniques, entraînant une opération de contrôle. Dans l'atmosphère lourde de suspicion qui en découle, les personnages sortent peu à peu de l'ombre... Graham Greene retourne ici à ce monde des services secrets qu'il a bien connu et pour lequel il a certainement gardé une fascination ironique. Mais l'espionnage et ses péripéties sont aussi le moyen d'illustrer de façon aiguë et parfois tragique que la rigidité obtuse des raisons d'Etat est souvent trop oublieuse du facteur humain..."


Citation :
"Sarah, pourquoi veux-tu toujours retourner toutes les pierres ? 
J'aime Sam parce qu'il est de toi. Parce qu'il n'est pas de moi.
Parce que je suis sûr de n'avoir jamais à retrouver un seul de mes traits en le regardant.
Tout ceux que je vois, il les tient de toi.
Je n'ai pas envie de me perpétuer éternellement.
Je préfère que le moule se casse avec moi."

"La route" de Cormac MCCARTHY


Résumé :
"Ils sont deux. L’homme et le petit. Ils marchent sur la route, la peur au ventre. Ils marchent vers le sud, la côte. Ils ne peuvent s’arrêter trop longtemps, les autres sont à l’affût et sont tout sauf bienveillants. Un futur post-apocalyptique d’une noirceur étouffante, l’histoire d’un père et d’un fils, îlot d’humanité dans un monde dévasté. Voilà ce qu’est La Route. Villes de ruines, carcasses de voitures brûlées, ossements épars, champs couverts de poussière. Un homme, vidé, s’accroche à la vie car sans lui le petit serait condamné, un enfant né après une catastrophe dont on ne connaîtra que les conséquences, pour qui le passé n’existe pas, qui n’a connu que ce monde calciné et les rares hommes qu’ils rencontrent, les méchants, débris d’humanité, d’une nouvelle humanité de barbarie. Un style sec, direct, toujours prenant. La Route est un roman bouleversant, histoire d’un dernier espoir et d’une terre livrée à la désolation."

"Le magasin des suicides" de Jean TEULE


Résumé :
"Vous avez raté votre vie ?
Avec nous, vous réussirez votre mort !

Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...
"

"Meurtre pour rédemption" de Karine GIEBEL


Résumé :
"Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s'ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s'évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l'amitié et à la passion qui l'atteignent en plein cœur de l'enfermement. Pourtant, un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle. « La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ? » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n'aspire qu'à la rédemption…"

dimanche 10 avril 2011

"Une forme de vie" de Amélie NOTHOMB



Résumé :
"Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau."

Citations :
"La lecture permet de découvrir l'autre en conservant cette profondeur que l'on a uniquement quand on est seul."

"C'était la conquête du vide par l'obésité : grossir annexait le néant."


"Grâce à vous, mon néant se peuplait d'un petit bouillon de culture. Je marinais dans un jus de morts partagés. Il y a une jouissance que rien n'égale : l'illusion d'avoir du sens."
 

lundi 4 avril 2011

"Ma vie avec Mozart" de Eric-Emmanuel SCHMITT



Résumé :
"Un jour Mozart m'a envoyé une musique. Elle a changé ma vie. Depuis je lui écris souvent. Quand ça lui chante, il me répond, toujours surprenant, toujours fulgurant."


Citations :
"Aujourd'hui je ne sais si Jésus ou Dieu existe. Mais tu m'as convaincu que l'Homme existe.  Ou mérite d'exister."

"Ce soir je me suis pardonné. Pardonné de ne pas avoir le pouvoir de changer l'univers. Pardonné de ne pas savoir rivaliser avec la nature quand elle nous détruit. Pardonné de n'avoir comme arme que ma seule compassion. Ce soir, je me suis pardonné d'être un homme. Merci." 

jeudi 24 mars 2011

"Une gourmandise" de Muriel BARBERY



Résumé :
"Il se sait le plus grand critique gastronomique du monde, celui qui a fait et défait les réputations culinaires les plus importantes. Son ami médecin lui annonce que son cœur va le lâcher avant quarante-huit heures. Plus rien ne lui importe, que de retrouver la saveur oubliée « qui lui trotte dans le cœur » depuis l'enfance ou l'adolescence, la « vérité première et ultime » de sa vie. Il cherche, cherche dans sa faiblesse et dans une course contre la montre, et toujours cette clé de sa vie lui échappe. La révélation finale risque de bouleverser bien des convictions."

Citations :
"Plus personne n'avait faim, mais c'est cela justement qui est bon à l'heure des pâtisseries : elles ne sont appréciables dans toute leur subtilité que lorsque nous ne les mangeons pas pour apaiser la faim et que cette orgie de douceur sucrée ne comble pas un besoin primaire mais nappe notre palais de la bienveillance du monde."


" On croit que les enfants ne savent rien. C'est à se demander si les grandes personnes ont été des enfants, un jour."

"Auprès de moi toujours" de Kazuo ISHIGURO


Résumé :
"Trois jeunes gens anglais se souviennent de l’école de leur enfance : un havre de paix, coincé dans la campagne, au milieu des années 1990. Mais aujourd’hui, Ruth, Tommy et Kath essaient de donner un sens à cet isolement d’alors qui était censé les protéger du monde. Incapables de vivre normalement, ils se réfugient dans leurs mémoires collectives."

"Sukkwan island" de David VANN


Résumé :
"Ce premier roman absolument exceptionnel, terrible et captivant, commence dans la joyeuse promesse de grandes vacances sur fond de saumon au sucre brun et de sombres forêts de cèdres pour très vite se transformer en un suspense aux dimensions d’authentique tragédie."

"La mauvaise rencontre" de Philippe GRIMBERT


Résumé :
"Rien n'aurait dû séparer les deux garçons, croix de bois croix de fer, à la vie à la mort. Il n'y a pas eu de rivalités imbéciles, c'est autre chose qui les a déchirés, quelque chose qui était là depuis le début, mais que personne ne pouvait encore imaginer."

samedi 20 novembre 2010

"No et moi" de Delphine VIGAN


Résumé :
"No et moi, c’est une rencontre merveilleuse avec Lou , adolescente surdouée de 13 ans. Coincée entre une mère à la dérive et un père qui force la bonne humeur, elle aborde sa 1ère année de lycée avec réticence et timidité jusqu’à sa rencontre avec No… Un regard nouveau sur le monde des SDF, un mélange de clairvoyance et de naïveté sur la pauvreté. Une bulle de douceur dans cette rentrée littéraire…"

Citation :
"On est capable d'envoyer des avions supersoniques  et des fusées dans l'espace, d'identifier un criminel à partir d'un cheveu ou d'une minuscule particule de peau, de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride, de faire tenir dans une puce microscopique des milliards d'information. On est capable de laisser mourir les gens dans la rue."

"Où irons-nous cet été ?" de Anita DESAI


Résumé :
"À quarante ans, Sita attend sans l'avoir désiré son cinquième enfant.
Epouse d'un riche homme d'affaires de Bombay, elle déteste les charges de la vie quotidienne qui l'épuisent. Lourde, lasse, elle décide de retourner pour les vacances d'été dans l'île où elle a passé toute son enfance auprès de son père, un émule de Gandhi. Mais les souvenirs que l'on a crus heureux peuvent révéler des surprises. Sita va revivre l'angoisse des épisodes troubles qu'elle croyait avoir oubliés, tandis que s'ancre en elle cette idée étrange et folle : il ne faut pas que l'enfant naisse dans ce monde si cruel.
Elle continuera à le porter longtemps, peut-être toujours
.
"

vendredi 8 octobre 2010

"Ulysse from Bagdad" de Eric-Emmanuel SCHMITT


Résumé :
"Saad veut quitter Bagdad et son chaos, pour gagner l'Europe, la liberté, un avenir. Mais comment franchir les frontières sans un dinar en poche ? Tel Ulysse, il affronte les tempêtes, survit aux naufrages, échappe aux trafiquants d'opium, ignore le chant des sirènes, et doit s'arracher aux enchantements amoureux. Tour à tour absurde, bouffon, dramatique, le voyage sans retour de Saad commence..."

Citation :
"On croire fuir une prison alors qu'on emmène les barreaux avec soi."

"La maison Tellier" de Guy de MAUPASSANT


Résumé :
"Une « maison close » dans une petite ville normande, des habitués et des habitudes, et puis un soir, stupeur et désarroi ! La porte est close, et cette fois-ci, pour de bon...Où sont parties Madame et ses « pensionnaires » ? Maupassant, dans La Maison Tellier, ne livre pas seulement un tableau de mœurs réaliste. Il amuse et émeut tour à tour. Il joue surtout, avec un plaisir évident, sur le double sens, laissant au lecteur le soin de lire dans cette nouvelle malicieuse ce qu’il veut bien y trouver.
L'œuvre en débat : peut-on lire La Maison Tellier comme une fable morale ?"

"Mange, prie, aime" de Elizabeth GILBERT


Résumé :
"A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse.
Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur...
Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l'inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d'émotions et d'expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi..."

"Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi" de Katherine PANCOL


Résumé :
"Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…"

"The Guernsey and Literary and Potato Peel Pie Society" from Mary Ann SHAFFER and Annie BARROWS


Summary :
"It's 1946. Juliet Ashton, a 32-year-old writer, has found recognition through her light-hearted column in a national newspaper which lifted the spirits of her readers during WW2. But then Dawsey Adams writes to her from Guernsey and, emboldened by their mutual love of books, they begin a correspondence. Dawsey belongs to the "Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society", and as Juliet learns more about their reading group, soon she stumbles upon a whole number of islanders eager to write and tell her of their experiences of the German occupation of Guernsey. Entranced by her new friends, Juliet decides to visit the island to meet them properly."

Quotation :
"Reading good books ruins you for enjoying bad books."

"To kill a mockingbird" from Harper LEE


Summary :
"A lawyer's advice to his children as he defends the real mockingbird of this enchanting classic - a black man charged with the rape of a white girl.
Through the young eyes of Scout and Jem Finch, Harper Lee explores with exuberant humour the irrationality of adult attitudes to race and class in the Deep South of the thirties.
The conscience of a town steeped in prejudice, violence and hypocrisy is pricked by the stamina of one man's struggle for justice. But the weight of history will only tolerate so much..."

"Le fait du Prince" de Amélie NOTHOMB


Résumé :
"ll y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate."